• 821 visits
  • 17 articles
  • 20 hearts
  • 22 comments

Présentation et Règles du blog! 28/01/2017

Présentation et Règles du blog!
Présentation du Blog :

Bonjour tout le monde!
J'ai créé ce blog pour vous faire partager mes écrits, et vous faire partager mon point de vue ou des idées qui me tiennes à coeur. Je veux aussi réussir à trouver un style d'écriture me correspondant et m'améliorer en orthographe. Je pense que la plupart des écrits se dérouleront dans le monde réel. J'espère que cela vous plaira, pour les retrouver je vous dirige vers le sommaire de ce blog

Sur le blog secret?

Eh bien sur ce blog secret vous trouverez des dessins que je fais, vous n'avez qu'à demander pour y avoir accès.

Présentation de la Blogueuse :

En ce qui me concerne, j'ai pas mal de centres d'intérêts : La musique ( J'écoute un peu de tout mais je préfère le néo métal), les jeux vidéo ( League of legend, wakfu,...), et bien sur la lecture en particulier les livres fantastiques et de science-fiction! Mais ce qu'il faut savoir c'est que j'adore les films des studios Ghilbi en particulier ceux de Miyazaki! Je regarde aussi pas mal d'anime (j'ai pas trop le temps de lire des mangas) comme Boku no hero academia, Re zero (j'ai pas le titre complet), akame ga kill,....
J'aime bien aussi discuter avec les personnes, donc si vous ne savez pas trop quoi faire envoyez moi un message, je ne mord pas ( quand j'ai bien mangé...)

Les règles :

Pour que vous puissiez passer un bon moment ici, il faut installer quelques règles de bases.

-Pas de langage SMS -Ok pour les kiffs
-Pas de dragueurs, homophobe, haters,... -Ok pour les commentaires/avis constructifs
-Pas de plagiat -Ok pour les amis

Les pub ne sont autorisée que sur cet article si je les trouve ailleurs je supprime ^^

Présentation et Règles du blog!

Tags : Présentation du Blog .♥ - Règles de mon blog ! ♥ - interdit plagiat !

Sommaire 22/11/2016

Sommaire

Bonjour et bienvenue sur mon sommaire, vous trouverez ici toute l'actualité de mon blog :

Présentation et règles du blog
Vous me trouverez aussi...

Ecrits :

Fiche fiction : L'année perdue. (en cours )
Fiche à fiction : Vivre pour les autres TERMINE
OS : Yeux bleu
OS :L'enfant et le Dragon : pourquoi la nuit n'est elle pas noire ?

 
Remerciement à :

Ressources-HabillagesV2 pour l'habillage du blog et la perso
Sommaire

Tags : Sommaire du blog ♥ - Fiction - Remerciements. ♥ - OS - One-Shot

Liste de prévenus! 27/04/2017

Liste de prévenus!
Bonjour/Bonsoir!Vous êtes ici sur la liste des prévenus, si vous vous inscrivez ici, un message vous sera envoyé pour vous signaler l'arrivé d'un nouveau chapitre, ou d'un nouvel écrit.Pour s'inscrire il suffit de laisser un message sur cet article ou sur celui d'un chapitre. Il faut avoir un compte skyrock pour pouvoir être prévenu! :

-
-
-
Liste de prévenus!

Tags : Liste de prévenus - fiction - Amour sucre

Yeux bleus 30/08/2017

Yeux bleus


Quand on voyait ce petit enfant dans la rue la première chose qui frappez, c'était ces deux yeux bleus nuit qui lui mangeait le visage, puis généralement le regard s'égarait entre les mèches dorées qui entouraient cet océan. Voilà ce qui lui avait valu son surnom auprès de sa famille et de ses amis : Yeux bleus.
En grandissant ses cheveux dorés furent rasés, les habits colorés cédèrent place à des jeans et des sweats au couleur sombre, et ces étendues bleus furent bientôt limitées par huit murs noirs. Yeux bleus était maintenant au lycée en première, et a son grand regret la puberté était passée par là....
Maintenant tout était plus compliqué, cette personne prenait conscience de son corps et du monde qui l'entourait et s'était rendu compte que tout ne serait pas aussi simple que ce qu'on s'imaginait. Tout faire pour bien se sentir mais impossible quand on ne rentre pas les cases de la société. Des vêtements noir et ample, des cheveux rasés,... les autres regardaient cela comme un accoutrement grotesque sans raison d'exister. Pourtant ce déguisement avait tout son importance et tant qu'il ne bougerai pas ses parents continueraient de croire que cela n'est qu'une " période de l'adolescence ".
Ses parents ne comprenaient pas, et quand bien même, cette jeune personne aurait voulu leur expliquer, la peur l'en aurait empêché. Cette peur était à la fois un heureux cadeau qui empêchait son secret de tomber et mais aussi un lourd fardeau qui l'empêchait de s'assumer entièrement. C'était sa bénédiction empoisonnée.

Au lycée, Yeux bleu n'était jamais victime de la solitude, certes les mauvais regards avaient tendance à converger dans sa direction, mais les personnes qui l'entouraient bien qu'ils ne soient pas le moins du monde au courant de son mal être, avait tous une particularité, ou une façon d'être que les autres n'apprécier pas. Au départ ,ils s'étaient retrouvés ensemble car ils étaient seuls mais aujourd'hui ils restaient ensemble, car ils aimaient s'entendre et se parler. Mais en ce moment plus que n'importe quand, cette personne aurait eu besoin de se confier et de dire de vive voix ce secret si dur à porter. Mais comme toujours, la peur finissait par dépasser l'envie de vérité, la peur que le regard des autres, et les critiques soient plus forts que la détermination et la liberté que cette tête blonde aurais passé en ces paroles. Alors, aujourd'hui encore Yeux bleus se contentera d'écouter, et de rire aux blagues de ses amis,sans pour autant oublier cette envie de liberté et de vérité.

Pourtant une fois par semaine, cette envie était plus forte que tout, pendant les dix minutes que l'on passait à se changer, cette envie lui tordais le ventre, pour que tout ces regard se détournent. Ces dix minutes, ce sont celle que tout étudiant doivent passer dans les vestiaires, et dans ces minutes là qui sont de loin ces préférer, ce n'est pas la peur qui guide ses gestes mais l'espoir. L'espoir d'être la prochaine fois dans l'autre vestiaire.

Vous qui avez essayé de mettre Yeux Bleus dans une case depuis le début de ce récit, qui était vous pour juger sa façon d'être de penser ou essayer de déterminer qui elle était. La seule personne capable de le faire, c'est elle même. On ne devient pas ce que les autres veulent qu'on soit, on est soit même et on ne change que dans notre intérêt. Si on vous trouve étrange, alors demandez ce qu'est la normalité.
Un jour quand elle l'aura décidé, Yeux bleu parlera de tout cela à quelqu'un et peut-être qu'elle sautera le pas et deviendra un homme (biologiquement parlant).

Mot de l'auteur : Voilà pour le premier OS sur le sujet de la transsexualité, j'ai essayé d'écrire sans que l'on puisse savoir si le protagoniste était un garçon ou une fille, donc dites moi ce que vous en pensez. Il un peu court mais j'essaierai d'en faire des plus long les prochaines fois. Je vais essayer d'en faire d'autre autour de différents sujets si vous voulez m'en proposer un autre je suis preneuse. J'espère que ça vous a plu, et n'hésitez pas à me donner des conseils si vous voulez.
Pour faire une point sur la fiction sur Léna qui est en court de réécriture, les fiches des personnages principal ont été faites et le résumé des chapitres jusqu'au chapitre 6. La publication commencera quand j'aurais fais le résumé de tout les chapitres.
Voilà! Merci pour la lecture et bonne journée/soirée !

Yeux bleus

Tags : Transgenre - Transsexuelle - différent - rejeté - espoir

Fiche Fiction : L'année perdue 21/08/2017


Titre : L'année Perdue
Genre : Drame, Amitié, Amour, Aventure
Rating : T
Chanson associée : Welcome home ~ Radical face
Résumé : on dit souvent que le pire des châtiments c'est de se souvenir.... On ne précise jamais si ce sont, les souvenirs en eux-mêmes ou le moment où ils reviennent et toutes les émotions qu'ils entrainent avec eux , qui doit nous faire souffrir.
Léna est amnésique, elle a perdu à jamais la quinzième année de sa vie. Enfin, c'est ce qu'elle pensait. Alors qu'elle ne cherchait plus à savoir ce qu'il s'était passé, des images reviennent, près de cinq ans plus tard, menaçant le peu de chose qu'elle a construit. Ses certitudes vacillent, mettant en danger le peu d'équilibre qu'elle a dans sa vie d'étudiante en fac de math. Est-elle prête à se souvenir?
Mon petit mot : Bon voilà j'espère que cet écrit vous plaira, j'ai mis pas mal de temps à le construire, et normalement il sera beaucoup mieux écrit que sa première version (ce que n'est pas trop compliqué...) L'histoire sera peut-être un peu tiré par les cheveux à certain moments mais normalement je me suis suffisamment renseignée pour être sur des peu de choses que j'avance!
Sur ce, j'espère que vous apprécierais et surtout bonne lecture !
Vos avis :
Fiction répertoriée : ICI et LA (Merci beaucoup pour ces fiches à Chesha-RepertoireFiction et Direkutori-No-Ryu )


Les chapitres :

Chapitre 1

Chapitre 2
Chapitre 3 (à venir milieu mars)

Tags : rating : T - Amitié - Romance - Aventure - Drame - Fiction

Fiche à fiction : Vivre pour les autres 23/09/2017


Ouais je sais c'est pas le bon nom d'auteur je l'ai pris d'un endroit où j'ai pas le même pseudo ^^"
Titre : Vivre pour les autres
Genre : Aventure, Drame, Espoir, science-fiction
Rating : G / K
Résumé : Au milieu du désert s'élève la villes des Hommes, la cité-état de Mirha. Autrefois symbole de la paix et de réussite, aujourd'hui tombeau de milliers de familles.
Zélia est la dernière survivante de la citée et décide d'honorer la mémoire de ces personnes disparues à sa manière, en réalisant plusieurs choses que son peuple n'aura pas eu le temps ou l'argent pour le faire.
Mon petit mot : Coucou tout le monde! Voici une toute petite fiction, elle ne durera que quelques chapitres mais j'espère qu'elle vous plaira! Bon l'endroit où l'histoire se déroule est totalement inventé alors dites moi si vous réussissez à vous l'imaginer!
Bonne lecture !
Vos avis :


Les chapitres : 8/8

chapitre 1
chapitre 2
chapitre 3
chapitre 4
chapitre 5
[a=http://inconnueaubataillon.skyrock.mobi/3314073278-Vivre-pour-les-autres-Chapitre-6.htmlchapitre 6
chapitre 7
chapitre 8


Tags : rating G/K - Drame - Espoir - Aventure - science-fiction - Vivre pour les autres

L'année perdue : Chapitre 1 03/11/2017


L'année perdue : Chapitre 1


" Quand le commencement d'une journée est bon, d'ordinaire la fin n'est pas mauvaise "
Nicolas Machiavel
L'entremetteuse maladroite (1513)

Bonjour,excusez moi pour les fautes d'orthographe, si vous envoyez, dîtes le moi que je puisse les corriger. Merci d'avance et bonne lecture !

Dans les grandes villes, on trouve toujours un endroit hors du temps, un endroit magique qui vous fait un peu oublier tous les tracas de la vie quotidienne. A Tokyo, cet endroit se trouvait être un petit restaurant dans une ruelle à l'écart. De loin, il n'avait l'air de rien, quand on venait en semaine, toute personne l'aurait pris pour un restaurant comme les autres, juste un endroit classique. Mais si vous y veniez en fin de semaine, c'était totalement différent.
En effet, comme tous les samedis soirs, à partir de 20 heure, l'éclairage se tamisa et les bavards se turent . Une jeune femme arriva alors, vêtit comme les serveuses puisque s'en était une, et s'assit sur le tabouret en cuir noir. Puis, elle releva ,d'un geste doux, la protection des dents blanches et noirs.
Après quelques secondes, les premières notes retentirent. C'était une mélodie lente au départ et qui allait crescendo. Elle commençait toujours par la même depuis qu'elle travaillait ici. Cette musique n'était pas impressionnante de part sa prestation, mais grâce à l'effet qu'elle produisait sur vous. Cet air vous faisait retourner en enfance, et vous faisait vous remémorer vos souvenirs les plus enfouis sans avoir à y réfléchir. Elle faisait remonter en vous un flot d'émotions que vous auriez cru à jamais perdu. C'était cela la magie de ce restaurant, il vous relaxait et vous faisait voyager sans vous faire quitter votre chaise. C'était cela qui faisait la particularité du restaurant Yokita.

Cela faisait plus d'un an qu'elle jouait ici, et maintenant, les tables aux alentours d'elle étaient toujours prises. Il y avait des couples et des gens seuls, des personnes âgées et des familles... Les visages défilaient chaque samedi et pourtant, elle restait assise, ses cheveux noir de geais posaient en tresse sur son épaule droite, son regard de glace ne sachant pas les touches, portant son éternelle costume : chemise blanche, veste noir tout comme le tailleur et des collants un peu plus foncés que ceux des autres.
Souvent, après sa prestation des personnes lui proposaient un verre. Elle déclinait toujours poliment l'invitation et partait rapidement, trop heureuse de pouvoir à nouveau rentrer chez elle et dormir.

Ce fut le cas en ce samedi 7 avril, Léna Iyona Johnson de Sayan , après avoir refusé de boire un verre avec un parfait inconnu, fila dans les vestiaires où sa collègue de travail et amie se trouvait. En la voyant arriver, Erika releva la tête et se tourna vers elle. Tout en continuant à enfiler son pantalon, elle engagea la conversation :

« Alors ? Comment ça s'est passé aujourd'hui ?

- Oh ! Comme d'habitude tu sais... J'ai joué et ils étaient heureux, et... ,répondit Léna quelque peu blasée

- Et.... ? »

Erika rapprocha dangereusement sa chevelure rousse et bouclée du visage de Léna, tout en posant ses points sur ses hanches. Elle faisait souvent ça quand elle souhaitait en savoir plus.

« Et rien. J'ai dis non tu le sais bien.

- Ben justement tu pourrais accepter pour une fois ! Tu sais, même si s'est jamais le même tu pourrais essayer pour une fois, juste leur laisser une chance...

- Pfff... hors de questions... répliqua froidement Léna, tout en prenant son sac pour sortir des vestiaires. »

Erika passa tout de même la tête dans l'encadrement de la porte pour tenter de la convaincre, probablement en vain :

« Mais pourquoi ? »

Léna se retourna et lui lança avec un sourire malicieux :

« Pour te laisser une chance d'en avoir un, un jour ! »

Elle tira la langue et partit une bonne fois pour toute, en direction de son appartement. Elles aimaient bien se taquiner, c'était leur rituel du soir.

Quand elle sortit du métro,Léna sentit quelques gouttes lui tomber dessus et décida de se dépêcher un peu plus car elle n'avait pas de parapluie. Pourtant, elle arriva en bas de l'immeuble dans lequel elle vivait, trempée jusqu'aux os. Consciente qu'il n'était pas loin de minuit, Léna monta le plus silencieusement possible . Puis, elle déverrouilla sa porte, et entra. Elle ne prit pas la peine d'allumer la lumière, et se déshabilla dans l'entrée, elle avait bien trop froid pour attendre d'être dans la salle d'eau pour le faire.
De plus elle connaissait par c½ur chaque recoin de cet appartement, et l'odeur légèrement boisée qui s'en dégager les jours de pluie. Il était grand, beaucoup trop pour elle seule. C'était son père qui l'avait voulu aussi grand, pour qu'elle puisse y passer sa scolarité et même plus. Quand on entrait, on trouvait à sa droite un petit salon avec un vieux clic-clac, une télé et un synthétiseur et à gauche une cuisine avec une table à manger. Juste en face de la porte d'entré se trouvait un couloir qui menait sur deux chambre et au bout la salle d'eau avec les toilettes. Mise à part cette dernière, tout était entouré d'une vieille tapisserie à fleur, un peu laide mais, cela, paraît-il, donner un certain charme à cet appartement...

Léna laissa le tas d'habit par terre et partit en direction de la salle d'eau. Elle commençait à avoir froid, mais pris tout de même le temps de s'arrêter devant la glace. Elle faisait toujours cela, même si ça lui faisait du mal. Léna posa sa main sur son cou, et laissa ses doigts suivre l'une des marques brunes qui zébraient sa peau. Comme toujours la tristesse envahit son visage et son bras arrêta de bouger. Elle aurait aimé pouvoir se souvenir de ce qu'il s'était passé ce jour là. A vraie dire, plutôt cette année là. Les médecins avaient dit que cela lui reviendrait plus tard, quand son esprit voudrait s'en souvenir, pas quand elle le souhaiterait. C'est pour cela, qu'elle avait essayé de tirer un trait sur tout ça en venant vivre au Japon, il y a deux ans de cela. Quitter sa famille et sa maison avait été très compliquées mais, elle ne regrettait pas son choix, en plus son meilleur ami, Mark, l'avait accompagnée.

Elle arrêta sa torture en allumant l'eau chaude qui vint chasser ses idées noires. Ses pensées se furent plus légères et elle revint à penser à sa discussion avec Erika. Celle-ci ne s'arrêterait donc jamais ? Bien qu'elle fasse cela avec de bonnes intentions, elle ne voyait pas que ceci la mettait mal à l'aise. Léna avait sa propre façon de voir l'amour et elle avait souvent remarqué que, celle-ci, ne correspondait pas à celle des autres. Et cette définition n'incluait pas le fait de boire un verre avec des inconnus juste pour se prouvait qu'on était capable de le faire.
Léna soupira et s'appuya contre le carrelage froid de la douche. Elle aurait aimer pouvoir arrêter de penser, mais en ce moment, avec la rentrée, elle avait le cerveau en ébullition.

Elle finit par sortir, se sécha et enfila un peignoir avant de partir dans sa chambre. Cette dernière était petite avec un plafond en pente puisqu'elle était sous les toits. En face de la porte, se trouvait une fenêtre ; à gauche, appuyé contre le mur, il y avait le bureau, une lampe et un ordinateur posé dessus. A l'autre bout de sa chambre, son lit une place, trônait en face d'une étagère pleine à craquer de livres.
Léna programma son réveil pour qu'il sonne à dix heures et partit se coucher, épuisée par son service comme tous les soirs.

Le lendemain, comme prévu, elle se leva en même temps que son réveil. Elle enfila un t-shirt à manche courte blanc avec une chemise à carreaux roses et blancs en prenant grand soin de fermer les boutons jusqu'en haut puis un pantalon en jean ample. Puis, elle prit rapidement son petit déjeuner avant de faire un tour dans la salle de bain. Elle se brossa les dents et les cheveux, et attacha ces derniers en un chignon au dessus de sa tête. Ça y était ! Elle pouvait enfin se mettre au travail.
Quelques minutes plus tard elle était assise à son bureau en face de l'ordinateur et commençait à écrire son annonce. Elle avait décidé, il y a peu de temps de louer la chambre dont elle ne se servait pas. Avec l'accord de son père, elle avait donc commencé à passer des annonces sur internet, mais maintenant elle les faisait aussi en version papier.
Une fois qu'elle eut finit d'écrire, elle en imprima une vingtaine et découpa les languettes avec les numéros. Puis elle alla dans la chambre inoccupée, et la nettoya tout en mettant de la musique pour se motiver. Une heure plus tard cela ressemblait enfin à quelque chose. Elle ouvrit les volets ainsi que la fenêtre afin d'aérer la pièce. Le ménage lui ayant ouvert l'appétit elle alla se préparer une salade. Tout en mangeant, elle réfléchissait à toute l'organisation qu'elle devrait avoir après la rentrée à la fac... Cela risquait d'être compliqué,... Mais il faudrait s'accrochait et ne surtout pas trop dépenser. Même si son père lui disait que ça allait, elle préférait toujours se méfier. D'ailleurs, cela lui rappela qu'elle devait l'appeler, elle le ferait probablement ce soir.
Cela faisait plus de deux ans qu'elle n'avait pas vu son père en chair et en os car il ne pouvait pas venir au Japon, à cause de son travail il était coincé en Angleterre. Mais ce qui lui réchauffait le c½ur c'était quand son petit frère venait la voir, il ne restait pas longtemps, et malgré les nombreuses disputes qu'elle avait avec lui, elle l'adorait.

Léna avait finit ce qu'elle avait prévu de faire dans la journée et décida donc de sortir un peu. Elle prit son sac, dans lequel elle glissa sa trousse et une pochette trieuse. Elle descendit, colla une affiche dans l'entrée, puis continua à faire la même chose dans le reste de son quartier.
Une fois qu'elle eut fini, Léna pris le métro puis refit, pour une énième fois, le chemin qui la menait à la faculté. Elle resta plusieurs minutes devant la grille à détailler les bâtiments. Elle était à la fois fière d'être arrivée ici mais avait aussi très peur de ce qui l'attendait derrière ces portes. Si elle ne réussissait pas ? Si elle s'était lancée dans entreprise trop grande pour elle ? Comment ferait-elle ? Elle ne connaissait personne et n'était même pas venue aux portes ouvertes.... Un goût acre lui vint à la bouche et elle eu des difficulté à respirer. La jeune étudiante essaya de se calmer comme elle le pouvait, elle n'avait pas besoin d'une crise d'angoisse aujourd'hui.
Pour se changer les idées, elle décida de partir s'asseoir dans le parc qui se trouvait non loin de chez elle. Elle sortit de son sac ses écouteurs, puis les brancha à son portable. Elle tira aussi de la même poche, sa pochette, dont elle sortit quelques feuilles de partition.
La musique siffla dans ses oreilles, elle s'absorba dans son travail et se concentra sur sa partition. Elle ne se souvenait pas vraiment comment elle avait appris à jouer du piano, ou en tout cas aussi bien. Elle savait qu'elle avait commencer en temps qu'autodidacte pendant son année de troisième puis par la suite... Elle avait probablement continué pendant son année de seconde. C'était l'hypothèse qu'elle avait toujours favorisé. Qu'aurait-il bien pu se passer d'autre à part cela ? Peut-être avait-elle prit des cours, mais à son avis des parents n'aurait pas accepté.

Elle resserra ses doigts autour du crayon pour se recentrer sur la partition. Elle était bien décidée à ne plus s'encombrer avec ce genre de question. De plus, les seules personnes en capacité de lui répondre ne voulait pas le faire et préférait attendre que tout reviennent «naturellement».
Elle continua à lire les musiques tout en tapotant d'une main sur le banc au rythme des points noirs et blancs.
Quand le soleil commença à toucher l'horizon, elle décida de rentrer. Une fois arrivée, elle passa un coup de fil à son père :

« Bonjour Iyona ! Commença Bastian d'une voix enjouée mais peu assurée de par les consonance de la langue qu'il essayait de parler.

-Papa ! Je t'ai déjà dit de m'appeler Léna ! Et d'arrêter de parler japonnais.... Parce que c'est... spécial.

- Pardon, Léna... Comment vas-tu aujourd'hui?, S'excusa en anglais le

- Bien et toi ?

- Bien! Pourquoi m'as-tu appelé ?

-J'ai fais les affiches pour trouver un colocataire ce matin. Et... c'est tout... Comment va Edward?

- Génial ! J'espère que tu trouveras un bon colocataire. Il va bien. Il aimerait venir au japon pour te voir.... Quand pourrait-il venir ?

- Ah! Pendant la golden weak, je pense? S'il est en vacance , finit par lâcher Léna quelque peu surprise qu'il veuille déjà venir la voir.

- Je vais voir...

Ils continuèrent à discuter pendant encore une bonne demi-heure parlant de tout et de rien, profitant de ces rares petits moments où ils pouvaient se parler.
Puis, comme le dimanche elle n'était pas de service, elle se mit devant son synthétiseur et posa les partitions devant elle, sur le pupitre. Ses doigts commencèrent par bouger lentement, de petits mouvements non assurés, mais au fur et à mesure qu'elle s'appropriait la partition les mouvements se firent plus fluides et la musique plus harmonieuse. Pour cette fois, elle avait choisi de jouer du classique, du Chopin. Ne mettant qu'environ deux semaines pour apprendre une partition, elle en changeait très souvent et avait plusieurs porte-vue de remplis. Son jeux favori était d'en prendre un, au hasard, et de l'ouvrir sur une page quelconque. Ensuite elle lisait juste le nom de la partition et devait se souvenir des notes.
Ce soir là, elle joua jusqu'à tard, pour essayer de chasser de son esprit tous les doutes qui la rongeait. Avait-elle fait les bons choix ? C'était la première fois qu'elle se retrouvait sans Mark, son ami d'enfance. Et si il lui arrivait quelques, et si elle ne réussissait pas ? Elle ne pouvait cesser de douter d'elle, impossible d'avoir confiance en ses choix mais elle espérait de tout son c½ur que ce soit la bonne chose et qu'elle ne le regretterai pas un jour.
Quand elle eu faim, elle dîna puis se rendit dans sa chambre, après avoir vérifiée consciencieusement le contenu de son sac et l'état de ses habits pour le lendemain, elle partit se coucher.
Léna tourna longtemps dans son lit, à la recherche du sommeil, la boule au ventre. Elle avait l'impression de revenir des années en arrière quand elle allait au collège, cela avait toujours été un combat d'aller en cours, et elle avait peur que cela en redeviennent un, en particulier sans son rempart et sa défense contre les agressions extérieurs, Mark. Elle finit par s'endormir quelques heures après minuit.
Le lendemain, elle s'éveilla lentement. En regardant par la fenêtre, elle constata qu'il pleuvait et du changer la tenue qu'elle avait prévu, elle enfila donc, une veste à capuche noir et un t-shirt à manche longue blanc avec des écritures noirs ainsi qu'un jean noir ample.

Après avoir engloutit en vitesse deux tartines, elle rabattit sa capuche sur ses oreilles et prit le chemin de la faculté. En route pour une nouvelle vie.

Léna arriva devant le portail, elle hésita plusieurs minutes, ne sachant pas vraiment où aller. Elle regarda, sans bouger, tous les étudiants qui s'aventuraient au delà de ces murs, quand, d'un seul, coup une personne la percuta, ce qui l'a tira de ses pensées.

« Bouge un peu ! Tu bloques le passage là ! »

Léna se contenta de balbutier quelques excuses à l'homme qui partit plus loin. Vue qu'elle gênait et qu'elle commençait à être trempée, elle n'eut d'autre choix que de suivre le flux continuel de gens qui se déversait devant elle.
Notre jeune étudiante se retrouva donc dans un amphithéâtre bondé, serrée entre plusieurs personnes au milieu des escaliers. C'est alors que commença une longue explication sur le travail que l'on devrait fournir et les règles de vie. Léna tenta de s'y intéresser un peu mais fini par ce laisser emporter dans son imaginaire au bout de quelques minutes. Il fallait bien admettre que le professeur qui présentait, ne donnait aucune d'écouter.
En fin de matinée, on afficha les listes au centre de l'amphithéâtre et on leur indiqua comment avoir accès à leur emplois du temps.

Puis on les libéra pour l'après-midi. Léna se rendit au distributeur de boissons, pour prendre quelque chose de chaud, car on était en hiver et qu'elle était de nature frileuse . Un chocolat chaud, lui sembla une bonne idée puisqu'elle n'aimait pas le café. Elle commença à sortir de la masse d'étudiants attroupés là, quand une personne la bouscula à nouveau, lui renversant son chocolat sur son t-shirt blanc. La personne qui venait de causer l'accident se retourna. Elle avait la peau mâte et des cheveux châtains crépus attaché en queue de cheval ainsi que deux grands yeux marrons. Plutôt petite et trapue, vêtue d'une veste en jean et d'une débardeur bordeaux du quel sa poitrine opulente débordée quelque peu. Surprise, elle lui présenta ses excuses:

« Désolé ! Je ne t'avais pas vu ! Mince ! Ton t-shirt , je suis franchement une empotée....

- C'est pas bien grave tu sais..., répliqua Léna, la voyant commençait à chercher quelque chose dans son sac.

-Mais si ! Tu es toute tâchée à cause de moi ! Laisse moi nettoyer ça ! La jeune femme commença à s'approcher avec un mouchoir en papier.

-Non je te jure ça ne vaut pas la peine ! »

Léna continua à reculer mais cela ne servait puisque la fille l'attrapa par le t-shirt et se mit à frotter frénétiquement le tissu espérant enlever un peu du liquide qui maculait maintenant son haut. Voyant que se débattre ne menait à rien, Léna se laissa faire tout en continuant à lui dire que cela était inutile. Un raclement de gorge les fit relever la tête.

« Flore... Tu as peut-être besoin d'aide ? »

C'était un jeune homme, à vraie dire, Léna pensait reconnaître celui qui lui avait demandé de se pousser ce matin, il avait toujours sa tête enfoncée dans une capuche, ce qui dissimulait son visage. Mais qu'importe ! A ce moment précis ces joues virèrent au rouge et cela contrasta avec sa peau laiteuse, elle essaya de bégayer quelque chose mais ce furent des paroles confuses qui sortirent de sa bouche.

« Thomas ! Tu pourrais être plus gentil ! Elle est toute embarrassée maintenant ! »

Un garçon se trouvant derrière lui, venait de s'approcher. Le nouveau venu, dans un geste de gêne, passa sa main dans ses cheveux brun. Il était légèrement plus petit que l'homme à la capuche. La fille, apparemment nommé Flore, qui était restée accroupit jusque là, se releva et prit un air renfrogné.

« Je voulais juste m'excuser auprès d'elle ! Je viens de lui renverser son chocolat dessus ! J'ai même pas pu le faire à cause de vous !

- Ouais, ben tu le feras plus tard parce que moi j'ai faim ! »

Une troisième personne venait de prendre la parole, un autre homme, il ressemblait un peu au deuxième sauf qu'il avait les cheveux rouge foncés, les yeux entièrement marron et la peau encore plus blanche que Léna, si cela était possible. Ils se tournèrent tous vers lui.

« Tu passes ton temps à avoir faim dans tous les cas..., reprit le dénommé Thomas

- Ouais et ? C'est pas une excuse.

- Bon vous vous calmez ou vous voulez que je vous aide ? menaça Flore.

-C'est vraie qu'il n'a pas tord... Moi aussi j'ai faim..., conclut le deuxième. »

Pendant ce temps Léna essaya de partir discrètement, mais Flore la remarqua et retourna donc à sa principale occupation : trouver un moyen de réparer sa bêtise.

« Oui mais n'empêche que je me suis toujours pas excuser...

- Ben, elle a qu'à venir manger avec nous ! Fit le troisième.

- Euh non mais je peux pas... On se connaît même pas en plus... bredouilla Léna en se tordant les mains

- Eh ben, moi je suis Orito, la fille qui était en train de... bref, c'est Flore, l'autre c'est Tatsumi et le mec qui ressemble à rien c'est Thomas ! On peut y aller, maintenant ?

-Comment ça celui qui ressemble à rien ?! C'est toi qui va pas tarder à être défiguré !

Les uns et les autres commencèrent à partir en direction de l'endroit où ils avaient probablement décidé de manger, tout en se bousculant un peu à cause de la dernière réflexion d'Orito. Flore se retourna vers Léna et lui dit en souriant :

« J'espère que tu aimes bien les fast-food ! »

Avant que Léna ne puisse rétorquer quoique se soit Flore la prit par le bras et l'entraîna avec elle.
C'est ainsi, qu'un quart d'heure plus tard Léna se retrouva assise en face de Thomas et Flore, entre Orito et Tatsumi, mais surtout en face d'un hamburger.

« Je vous jure... c'est pas la peine de faire tout ça...c'était juste une tasse...., essaya encore une fois Léna, désespérée de tout ce qu'ils faisaient.

- Maintenant que tu es là, tu vas quand même pas gaspiller toute cette nourriture... et au fait, on ne connait toujours pas ton nom ! »

Après ce que Tatsumi venait de faire remarquer, tout le monde se tourna vers elle, réalisant qu'il ne connaissais effectivement rien d'elle.

« Ah... Euh... Je m'appelle Léna !

- C'est pas franchement un prénom d'ici ça ! Fit remarquer Thomas

- Je te signal que le tient non plus....

Effectivement Thomas et Flore n'avait pas l'air non plus de venir d'ici, on pouvait entendre en écoutant bien, dans la prononciation de Thomas un léger accent, qui n'était pas présent chez Léna et Flore qui devait donc la pratiquer depuis plus longtemps. De plus, Thomas avait enfin retiré sa capuche se qui laissait voir son visage : il avait les yeux noirs et les cheveux bleu électrique en bataille sur sa tête, sa peau était plutôt bronzée. Dans l'encolure de sa veste on pouvait voir l'extrémité d'un tatouage qui remontait sur sa clavicule droite. Se fut Tatsumi qui se questionna le premier :

« Oui, c'est vraie ça, tu viens d'où ?

- Moi, je viens d'Angleterre mais ça fait déjà deux ans que je suis ici et vous vous venez d'où ? »

De l'autre côté de la table Thomas tiqua légèrement à l'évocation de la Grande-Bretagne. Orito, qui n'avait pas parlé jusqu'à présent, se redressa dans son siège et lui répondit :

« Avec Tatsumi on vient d'ici, on est Japonais et tokyote/tokyoïte depuis presque cinq ans...

- Ils sont jumeaux, expliqua Flore

- Ah bon ? J'aurais pas deviné honnêtement... »

Effectivement aux premiers abord rien ne les rapprochés : Orito avait les cheveux rouge, les yeux marrons, une peau très blanche et était grand et fin voir même un peu maigre alors que Tatsumi avait les cheveux noir et les yeux marrons qui tiraient sur le vert encadraient par une paire de lunette noire, la peau typée et était légèrement plus grand que son frère mais aussi plus épais. Bref rien ne laissé sous entendre qu'il puisse être jumeaux... Thomas, ne put s'empêcher de faire une remarque désobligeante.

« Pour les reconnaître c'est simple au moins l'un est moche et repousse toutes personnes...

- Repousse tout le monde ? Attend un peu je peux me trouver quelqu'un quand je veux ! Je suis pire qu'une lumière au milieu des papillons de nuits !

- Je n'en ai aucun doute. Je suis sur que tu ferais un ravage en tant que pêcheur !En particulier chez les morues, les tanches, les thons...

Pendant que Orito et Thomas continuait à se dire des amabilités Flore regarda , amusée, la mine interloquée de Léna

« Tu finiras par t'habituer, tu verras...

- J'en doute pas.. C'est juste que j'en avais un peu perdu l'habitude, à vraie dire...

-Pour quoi c'est moi le moche dans l'histoire ? »

Tatsumi venait de poser sa tête sure l'épaule de Léna et faisait semblant de pleurer. Les deux jeunes filles se contentèrent de rire à sa bêtise, Léna le repoussa tout de même un peu. On décréta peu de temps après qu'il était temps de partir, mais, Orito et Thomas n'avait pas fini de se chamailler.

« Ah bon ? Je paris que tu réussis même à la séduire elle ! Dit Orito en pointant du Léna

- pff.... C'est juste qu'elle m'intéresse pas, c'est pas mon genre les planches pain... »

Léna releva soudainement la tête, piquée à vif. On pouvait s'en prendre à beaucoup de choses, mais pas au physique tout de même ! Ses yeux bleus claires se braquèrent sur Thomas.

« Sachant que ça fait deux heures que l'on se connaît tu as du tout de même bien regarder, pour une personne non intéressée, pour pouvoir dire que je suis " une planche à pain ". »

Sur ce, elle se leva sous le regard médusé des autres membres du groupe. Orito laissa échappé un rire et Thomas marmonna quelque chose à sa propre intention.

« Moi je dis que si la petite à du répondant ça peu donner quelque chose de marrant... , fit remarquer Tatsumi.

- Oh ! C'est bon tait toi ! »

Thomas se leva et partit rejoindre les filles qui étaient en train de se donner leur numéro. Ils partirent donc, tous les cinq en direction d'un endroit plus calme car on les avait libéré pour l'après-midi. Ils passèrent donc le restant de la journée sur un banc à rire et à discuter. Ils se rendirent compte, entre autre, qu'ils avaient tous à peu près le même emplois du temps.

Le soir venu, ils se quittèrent et Léna rentra seule chez elle. Dès qu'elle arriva dans son appartement, elle s'affala dans son canapé en jetant son sac plus loin. Cette journée avait été épuisante... Mais, elle était tout de même très heureuse des résultats. A vraie dire, elle ne se serait pas attendue à autant en seulement une journée. Trouver un groupe d'amis, apprendre à les connaître, ne pas se perdre dans les couloirs, obtenir le numéro d'une des personnes... Mais, notons tout de même qu'en contre partit de tout cela, elle avait du passer toute la journée avec une énorme tâche de chocolat sur son t-shirt, blanc qui plus est.
Elle mangea, regarda rapidement si elle avait eu des réponses aux annonces qu'elle avait passé, et ce fut l'heure d'aller travailler. Elle mit son uniforme de serveuse dans un sac et partit sur son lieu de travaille. Notre jeune étudiante arriva quinze minutes plus tard au Yokita, elle se changea, dit bonjour à tout le personnel, et se rendit en salle pour commencer à prendre les commandes.

Durant son service,elle ne put s'empêcher de penser à se qui c'était passé dans la journée et pria pour que le reste de l'année puisse se dérouler aussi bien.

Petit mot de l'auteur :
Bonjour tout le monde j'espère que ce chapitre vous a plu ! La suite arrivera je pense d'ici deux ou trois semaine car il faut aussi que j'avance la fiction vivre pour les autres.

L'année perdue : Chapitre 1

Tags : Fiction - Chapitre 1 - Léna - Thomas - Orito - Tatsumi - Flore - Bastian

L'année perdue : Chapitre 2 07/01/2018

L'année perdue : Chapitre 2


« La différence entre le premier et le dernier amour est que nous croyons toujours que le premier est le dernier et le dernier le premier. »

Jean-Paul Richter
Pensées (1829)

La première semaine de cours était déjà finie, et avec elle le premier week-end. En tout honnêteté, Léna ne l'avait pas vu passer, trop occupée à s'amuser et à se réjouir de sa nouvelle vie. Orito et Thomas continuaient inlassablement de se disputer tandis que qu'elle, à son rythme, apprenait à connaître les personnes et les lieux qui l'entouraient.
Ce lundi, il ne pleuvait pas, et elle attendait patiemment l'arrivé de Mark devant l'entrée du la faculté avec Flore, Tatsumi, Orito et Thomas. Son ami l'avait contacté dimanche pour lui proposer de manger ensemble et ainsi discuter de la rentrée.
Cela faisait déjà un bon quart d'heure qu'ils l'attendaient sans bouger, Thomas d'un naturel peu patient, commençait à s'agiter :
« Bon, il se bouge un peu ton petit-copain ou il faut qu'on aille le chercher ?!
-Je t'ai déjà dit qu'il était juste mon ami d'enfance donc arrête un peu avec ça... et pu »

Léna s'interrompit dans sa phrase en voyant la silhouette d'un homme vêtu d'un long manteau marron clair.
« Ah ! Le voilà !
-Enfin ... c'est pas trop tôt, lâcha Orito qui commençait à avoir l'estomac dans les talons.

La personne finit par arriver à leur hauteur, révélant ainsi un beau jeune homme, aux yeux verts dissimulaient derrière des cheveux châtain foncé et entourés d'une peau plutôt bronzée. Il avait l'air à l'étroit dans son manteau du fait de sa stature plutôt carrée, et, depuis qu'il avait remarqué la présence des personnes qui entouraient Léna, s'était totalement renfermé et son visage ne trahissait plus aucune émotion. Son amie s'avança, ravie de le revoir, puis se tourna vers les autres.
« Bon, je vous présente Mark ! Mark voici Orito, Tatsumi, Thomas, et Flore !
Pour toute réponse Mark lâcha un « Bonjour. » froid et distant, qui marqua le début d'une série de longs silences. Il se contenta de dévisager un par un, les membres du groupe, jaugeant et émettant un premier jugement sur eux en les voyant. Il croisa les yeux d'Orito qui se trouva une passion soudaine pour le sol, de Tatsumi qui se contenta d'un sourire amical et, pour finir, Thomas dont les lèvres se murent en un sourire.... Moins amical. La réaction de Mark ne se fit pas attendre, un éclair de colère passa dans ses yeux et il posa une main sur l'épaule de son amie sans lâcher Thomas du regard.
Léna, qui discutait jusqu'à maintenant du lieu où ils allaient manger avec Flore, se retourna surprise par la soudaine pression qui se faisait sur son épaule :
« Mark ? Qu'est-ce qu'il se passe ?
- Ah...euh... Se serait bien qu'on aille manger, tu dois surement reprendre les cours cet après-midi, et moi aussi d'ailleurs... », expliqua simplement Mark en s'arrachant à la vue de Thomas.

Ils acquiescèrent tous et se décidèrent enfin à partir. Flore tira son amie en arrière et lui chuchota à l'oreille, légèrement agacée :
« Il est bien mignon ton ami, mais c'est agaçant qu'il te monopolise comme ça ! Il est au courant qu'on est là, nous ?!»
Avant que Léna ait le temps de répondre, comme pour confirmer les dires de Flore, Mark se retourna et les rappela à l'ordre car elles étaient quelque peu en arrière et pris Léna par la main. La métisse, lui lança un regard signifiant : « Tu vois ? Qu'est-ce que je viens de te dire ? », de son côté Léna se contenta d'un sourire désolé.
Effectivement, depuis leur plus jeune âge il en était ainsi. Mark l'avait toujours protégée et elle ne se trouvait ici que grâce à cela. Quand elle avait décidé de partir pour le Japon, son père n'avait accepté qu'à la seule condition que son ami d'enfance vienne. Ce jeune homme était indispensable à sa vie, il était là dans les coups durs comme les moments de joie et ses souvenirs étaient remplis de ses sourires. Léna connaissait pertinemment ses défauts, mais il avait été son seul ami pendant trop longtemps pour qu'elle puisse s'arrêter à ce genre de détails, et au fond, elle avait toujours aimé ce côté protecteur car il lui rappelait ses frères.
Ils se retrouvèrent enfin à peu près à la même heure que la semaine dernière, assit à une table dans un fast-food. Mais, contrairement à la dernière fois, l'ambiance était glaciale. Léna était coincée entre Flore et Mark qui ne lâchait pas du regard Tatsumi, Thomas et Orito assis en face. Ce fut Tatsumi qui tenta le premier de briser le silence :
« Alors... Tu fais quoi toi Mark dans la vie ? »
Mark posa avec dédain son regard sur Tatsumi, comme s'il venait d'interrompre une pensée des plus importantes.
« Je fais des études en économie, répondit-il en reposant son regard sur Thomas.
-Ah. Et Tu comptes faire quoi plus tard ?
- Je ne sais pas. »

Voyant que Mark cherchait toujours à mettre fin à la discussion et était plus que distant avec ses amis, Léna décida de partir à la rescousse de Tatsumi.
« Tu sais, Mark n'a jamais vraiment était intéressé par les cours. Parfois, je me demande comment il a réussi à s'en sortir jusqu'à maintenant !
- Va pas leur dire ça ! En même temps, comparait à toi, tout le monde a du mal !
- C'est sûr ! C'est tellement plus simple de jouer à la console avec mes frères pendant que, moi, je travaille ! rétorqua Léna sur un ton quelque peu sarcastique. »

La discussion commença à s'animer et la parole tourna dans le petit groupe, il n'y avait que Thomas qui regardait attentivement ce qu'il se passait. Il guettait les faits et gestes de Mark, en particulier sa tendance à se rapprocher de Léna lorsqu'il parlait. Il remarqua aussi que Léna rougissait et se décalait sans cesse quand Mark s'approchait. Il se demanda alors, s'il n'y avait pas quelque chose en plus entre eux, s'il n'était pas plus que des amis d'enfances. Depuis qu'il connaissait Léna, c'est-à-dire, environ une semaine, Thomas avait décelé une certaine forme de gêne chez elle, ou plutôt comme si elle essayait de repousser toutes les personnes qui s'approchaient d'elle. Elle ne laissait rien paraître de sa vie, et ne voulait pas que les autres en sache trop d'elle. Comme si...
La voix de Mark le coupa dans ses pensées pour le ramener à la réalité :
« Au fait, Comment ça se passe au restaurant Léna ? ça fait un bon moment que tu ne m'as pas parlé d'Erika et des autres. »
Ne laissant pas le temps à Léna de répondre, Flore sauta sur l'occasion pour en apprendre plus.
« Quel restaurant ? Tu ne nous avais rien dit Léna !
- Calme-toi... et puis, tu sais ça ne fait qu'une semaine qu'on se connait... Il est normal que tu ne saches pas tout de moi...
- Tu sais, entre tout et rien, y a quand même un juste milieu ma cocote ! rétorqua Flore quelque peu vexée par la réflexion de Léna. »

Orito qui n'avait pas manqué une miette de la discussion en profita pour faire une blague. Probablement celle de trop.
« On vient de recevoir une plainte contre toi Flore. Cela nous informe que le surnom « ma cocote » n'est plus valide depuis les années 2000 et que pour l'avoir employé tu encoures 2 mois de prison ferme. »

Pour seule réponse, Flore lui lança un regard aussi noir que le charbon. Thomas ne ratant aucune occasion pour contrarier Orito, lui glissa discrètement à l'oreille :
« Tu vois, moi je sais tenir ma langue pour m'éviter les foudres de notre amie... »
Orito émit une espèce de grognement et se laissa tomber dans son siège. Les interventions extérieures étant terminées, Léna put enfin répondre à la question et fournir de plus amples explications.
« Ça se passe bien merci de demander. Les services sont toujours aussi longs et Erika toujours aussi bavarde. »
Léna avait dit cette phrase sur une voix monotone, en piochant dans ses frites. Une fois n'est pas coutume, Tatsumi essaya de faire baisser les tensions.
« Et ça fait longtemps que tu y travailles ?
- Depuis que je suis arrivée ici, Léna fit une pause pour réfléchir, depuis... environ trois ans je crois. »

Le silence se fit et personne n'osa reprendre la parole. Pourtant au bout de quelques minutes qui semblèrent très pesantes à Tatsumi, Thomas ouvrit la bouche pour s'adresser à Léna pour la première fois depuis le début du repas :
« Tu fais quoi comme horaire ? Parce que tu dois surement travailler tard puisque tu es à la fac en journée. »

Surprise de l'intérêt soudain du jeune homme pour ses activités, Léna mit plusieurs secondes avant de répondre.
« Je travaille de 20h à 23h toute la semaine sauf le dimanche, comme serveuse.
- Ah ! Et où est le restaurant ? questionna Tatsumi qui était revenu dans la conversation.
-C'est le Yokita.
-Il faudra qu'on y fasse un tour pour te voir ça pourrait être amusant !
- Je ne préfèrerai pas, coupa froidement Léna. »

Voyant que l'ambiance était encore une fois retombée, et que cela faisait un certain temps qu'ils se trouvaient ici, ils décidèrent que le moment de se quitter était arrivé. Ils se dirent au revoir et partirent tous en cours.

La semaine passa sans qu'ils revoient Mark. Thomas avait retrouvé une attitude normale pour lui, c'est-à-dire à taquiner tout le monde, en particulier Orito. Flore avait cessé de bouder et Léna essayait de lui parler un peu plus d'elle bien, qu'on vît qu'elle n'était pas à l'aise. Tatsumi, quant à lui, essayait de faire de son mieux pour que tout le monde reste de bonne humeur. Ils avaient tous été d'accord pour dire que l'attitude de Mark avait été un peu limite Lundi, mais n'osaient pas le dire à Léna, de peur que cette dernière ne se vexe.
Le jeudi soir arriva vite, Léna se retrouva sur son canapé et alluma son portable. Elle avait un message sur son répondeur, chose assez inhabituel car toutes les personnes qu'elle connaissait, savaient qu'elle était à la faculté en journée. Le numéro qui l'avait appelé n'était pas enregistré, donc, elle écouta le message qu'on lui avait laissé. Ce fut la voix fatiguée d'une vieille femme qui résonna dans son oreille :
« Bonjour Mademoiselle, je vous appelle au sujet de votre annonce, on m'en a parlé et je suis intéressée, il y aurait-il une possibilité pour que l'on se rencontre s'il vous plait ? A vraie dire, nous en aurions besoin assez urgemment. Je vous souhaite une bonne soirée Mademoiselle. »
Léna était euphorique, elle avait trouvé un colocataire ! En si peu de temps ! cela faisait seulement deux semaines que l'annonce avait été passée. Même le fait que sa colocataire soit une femme âgée ne la dérangeait pas ! Elle reprit le téléphone qu'elle avait lâché un peu plus tôt et rappela la dame.
La vieille femme décrocha au bout de quelques minutes. Elles discutèrent un peu, et la mamie expliqua qu'elle cherchait en vérité, un lieu où loger sa petite-fille qui devait faire ses études à Tokyo. Elle parla aussi du fait que sa petite-fille avait un certain handicap mais ne souhaita pas en parler plus avant de rencontrer Léna. Elles convinrent de se voir le samedi matin même et, si la visite leur convenait, d'aménager le plus tôt possible. Dans la foulé, elle appela aussi son père, pour l'informer et Flore. Avec cette dernière, elles se donnèrent rendez-vous après la visite, c'est-à-dire le samedi après-midi. Elle était heureuse d'avoir réussi à trouver une colocataire en si peu de temps, son père avait eu l'air d'ailleurs, aussi heureux qu'elle.

La fin de semaine passa rapidement, sans aucune autre entrevue avec Mark mais avec les sarcasmes et l'humour de Orito et Thomas. Le samedi, Léna eu quelques difficultés à se réveiller et à se souvenir d'où elle se trouvait. Une fois que cette chose fut faite, elle se prépara et rangea un peu l'appartement pour qu'il soit un minimum présentable. Elle mit en ordre la table et glissa dans une panière le linge sale qui trainait.
Vers 9h30, quelqu'un sonna à l'interphone et elle ouvrit. Ce ne fut qu'à ce moment-là qu'elle réalisa qu'elle habitait au dernier étage, sans ascenseur, et qu'une femme de 80 ans voulait venir la voir. Malheureusement, ne sachant pas quoi faire elle attendit juste qu'elle arrive sur le palier et s'excusa platement.
« Bonjour, je suis vraiment désolée, je ne vous avais pas prévenue qu'il n'y avait pas d'ascenseur, je m'excuse.
- Ce n'est pas grave ma petite, même si vous me l'aviez dit j'aurais dû les grimper »

Cette grand-mère portait un châle et en laine probablement fait main, ses cheveux gris étaient ramenés en un chignon strict en haut de sa tête et sur ses yeux plissés étaient posé de petites lunettes rondes. Elle tendit la main vers la personne qui se trouvait derrière elle.
« Vient par ici mon enfant. »
Ce ne fut qu'à ce moment-là que Léna aperçu la deuxième personne qui se trouvait là. C'était une jeune fille plutôt petite, qui devait avoir 13 peut-être 14 ans, ses cheveux châtain clair presque blond ondulaient le long de son dos. Ses yeux noisette, encadrés par des lunettes, fixés le sol.
Léna les invita à entrer et les fit s'asseoir autour de la table.
« Je vous sers quelque chose ?
- Un thé s'il vous plait
- Et toi ? Demanda-t-elle en s'adressant à l'autre fille. »
Mais cette dernière resta les yeux rivés sur la table.
« Elle prendra aussi un thé je pense.
- D'accord ! »

Léna partit préparer les thés dans la cuisine. Cette petite avait de curieuse manière, peut-être était-elle très timide. Elle ne réagissait pas et était totalement assistée par sa grand-mère. Elle se demanda si cela avait un rapport avec le handicap qu'avait mentionné la mamie. Elle revint au salon avec les trois thés et les biscuits.
Ne sachant pas vraiment comment amener le sujet, un silence pesant s'installa. La grand-mère reposa calmement sa tasse et seule le bruit de cette dernière contre la porcelaine de la soucoupe vint interrompre ses pensées.
« Comme je vous le disais un peu plus tôt, ma petite-fille, Sophie à un handicap qui... comment dirai-je, est assez dur à vivre pour son entourage et rend plus que compliqué son intégration... Donc avant de voir l'endroit où elle couchera, je voudrais savoir si vous êtes en capacité, mental et physique, de supporter cela. Voyez-vous, certaines personnes proposaient des colocations mais ne pouvez pas accueillir Sophie... Cela fait bien trois mois que l'on cherche un endroit où la loger.
- Et, si je puis me permettre, quel est cet handicap ?
- Sophie est malentendante. »

Léna stoppa dans son mouvement, soudainement happée par des souvenirs douloureux, qui remontaient à il y a quelques années, quand elle était encore en Angleterre. Ses yeux se voilèrent et sa vision se flouta. Elle crispa sa main autour de sa tasse pour rester dans le moment présent. Essayant de cacher sa défaillance, elle posa sa tasse, avant même de l'avoir portée à sa bouche, et dit de la façon la voix la plus assurée qu'elle pouvait :
« Ce ne sera en rien un problème pour moi.
-Vous êtes sûre ? Par malentendante, je veux dire que : avec ses appareils auditifs elle entend les sons forts mais sans elle n'entend comme actuellement, rien... »
La voix de la grand-mère était empreinte de tristesse pendant qu'elle regardait sa petite-fille qui avait les yeux rivaient sur la table
« Oh ! bien entendu elle sait lire sur les lèvres et parle shuwa (langage des signes japonais), mais la pauvre petite est muette. Si vous le souhaitez je pourrai vous apprendre cette langue ? »
Pour toute réponse la jeune femme tendit le bras pour toucher l'épaule de Sophie. La jeune fille releva la tête, elle vit alors le visage souriant de Léna. Sophie détourna les yeux, quelque peu gênée par ce contact e vit Léna qui attendait probablement une réponse à une question qu'elle avait posé. Elle voulut lui faire comprendre qu'elle n'entendait pas mais vit alors que les doigts de Léna se mouvaient : « ça te dit de venir visiter ta nouvelle chambre ? » Sophie redressa les yeux, des petites étoiles brillaient à l'intérieur, elle venait de trouver LA bonne personne. En dehors de ses grand-parents et de quelques éducateurs qu'elle avait eu, personne ne parlait le langage des signes dans son entourage, et elle n'aurait jamais espéré un jour qu'une personne lui parle ainsi. De plus elle avait appris à se débrouiller seule et en se faisant comprendre par des moyens détournés. Après quelques secondes d'admiration, Sophie agita avec empressement ses mains, un sourire illuminant son visage : « oui, bien sûr. »
La grand-mère, resta assise stupéfaite de la réaction de la jeune femme puis son c½ur se laissa attendrir par la douce et rassurante chaleur du bonheur d'avoir trouvé quelqu'un qui pourra prendre soin de petite-fille. Oui, maintenant elle était sure, c'était ici et à cette personne qu'elle confirait Sophie et à personne d'autre ! Elle avait eu quelques doutes au départ parce Léna avait eu l'air quelque peu fatiguée et irritée, mais elle avait l'impression maintenant de découvrir une nouvelle personne
Léna la tira de ses pensées en faisant grincer la chaise sur le sol, afin de montrer à Sophie sa future chambre. C'était une petite pièce avec le strict minimum niveau mobilier un bureau, une chaise, et un lit. Pourtant, Sophie paraissait heureuse de tout ça, elle regardait et touchait tout ce qui l'entourait. La grand-mère les avait rejointes et admirées en souriant l'agitation de sa petite fille.
Après quelques minutes, ils revinrent dans le salon-cuisine et s'assirent à nouveau devant la petite table.
« Bon, d'après ce que vous m'avez montré, vous êtes une jeune femme responsable et bien organisée, mais, je voudrais savoir, pour en être bien sûr, êtes-vous en capacité de vous occuper de Sophie et de son handicap et donc de vous rendre disponible si elle a un problème ? »
Léna ne prit pas la peine de réfléchir tellement la réponse était évidente :
« Oui, la seule chose qui pourrais être gênante est que je travail de 20 heures à 23 heures tous les jours sauf le dimanche. Et si jamais elle avait un grave problème dans ces moments-là elle n'aurait qu'à peller et je viendrais aussitôt ! »
La vieille femme sourit, visiblement satisfaite de la réponse de Léna.
« Dans ce cas-là, je vous dis à tout à l'heure devant le notaire vers 17 heures, si vous êtes libre bien entendu. »
Sophie qui avait suivi la conversation avec attention sauta au cou sa grand-mère heureuse de savoir qu'elle allait pouvoir retourner à l'école, et vivre avec une fille qui aurait pu être sa grande-s½ur.
« Au fait j'ai oublié de vous demander, quel âge à Sophie ?
-C'est vrai qu'elle fait jeune, consentit la grand-mère, elle a seize ans, elle est au lycée. »

Une pointe de fierté teintait la voix de la vieille femme. Léna ouvrit grand les yeux, elle ne pensait pas que la peti...non. Seize ans ? on aurait dit qu'elle était à peine au collège.
« Je sais les gens réagissent souvent comme vous...et pourtant. On ne peut pas la garder avec nous aucun établissement, dans le peu qu'il y a chez nous, n'est prêt à la recevoir. Alors, nous avons cherché avec mon mari, et nous avons trouvé un lycée tout à fait charmant qui lui conviendra parfaitement. En plus il n'est pas très loin d'ici. »
Ils discutèrent ainsi encore quelques minutes et finirent par se quitter car l'heure tournait. Au cours de cet échange une question avait brûlé les lèvres de Léna, de nature assez curieuse, mais trop indiscrète pour être posé : Pourquoi Sophie vivait-elle chez ses grands-parents ? Qu'était-il arrivé à ses parents ?
Malgré le fait que cela ne la regarde pas, elle avait quand même très envie de savoir, ... Elle finit par se dire que la grand-mère lui donnerait surement des recommandations avant de laisser aménagera fille et que, peut-être, à ce moment-là elle saurait.
Léna envoya un message Flore pour lui annoncer la nouvelle et appela son père.
Elle arriva vers 14 heure au parc, comme prévu. Flore lui fit de grands signes depuis la table où elle était assise avec Tatsumi, Orito et Thomas. Il y avait une aire de jeux pour enfants ainsi que des tables en plastiques et des bancs.
Léna les rejoignit et s'assit rentre Orito et Flore. Cette dernière lui sauta presque dessus.
« Alors ! Ce colocataire il arrive quand ? »
Dans ces yeux brillait des étoiles, Léna comprit ce que voulait dire et un peu.
« Calme toi ! Qui t'a dit que c'était un beau brun qui viendrait vivre chez moi ?
- Oh, mais s'il est pas brun ça me va aussi, je ne fais pas la fine bouche...
-Si tu le dis alors il est châtain aux yeux noisette, assez petit, il fait très jeune et... Ah oui j'oubliais, Léna sourit malicieusement, Il s'appelle Sophie !
-Vas-y fous-toi de moi... »
Souffla Flore.
Ils s'assirent tous ensemble et discutèrent de leur week-end. Léna raconta son entrevue avec sa future colocataire.
« Ben, elle a l'air géniales cette petite ! T'es l'une des rares personnes que je connaisse qui tombe sur une personne digne de confiance du premier coup ! se réjouit Tatsumi
- Justement, le coupa Orito, Où est l'embrouille ? »

Léna hésita quelque peu avant de répondre elle ne savait pas si ça les regardait vraiment. Après, il s'en rendrait assez vite compte en venant chez elle. La jeune femme, posa son verre et lâcha d'une voix dénuée de toutes émotions.
« Sophie est sourde. »
Cela lança un froid sur le petit groupe qui n'hausa plus parler durant quelques minutes.
« Et comment tu vas t'organiser ? Avec ton job, s'il lui arrive quelque chose, tu seras la seule à pouvoir prévenir quelqu'un...
-Je me débrouillerai. Je ne peux pas la laisser comme ça, elle est dans le besoin et si je peux l'aider alors il faut que je le fasse. »

Thomas retrouva encore la distance de Léna dans ces propos, mais cette fois elle avait mélangée une souffrance profonde. Il décida de ne pas trop insister et questionna les autres du regard pour savoir s'ils savaient quelque chose. Flore haussa les épaules dans une grimace, Orito détourna le regard et Tatsumi changea la conversation en parlant d'un ami qu'il connaissait qui était aveugle et essaya de faire participer Orito et Thomas qui restaient comme à leur habitude en retrait. Sauf pour faire des remarques qui étaient tout sauf compétentes.
Ils se joignirent de mauvaise grâce à la conversation. Ils finirent par pourtant bien y participer.
« A nous 5 on peut faire les trois singes avec les gens qu'on connait ! Se réjouit Tatsumi.
-Non, on ne connait personne de muer à si ! J'avais oublié Orito ! dit Thomas en se retournant vers Orito.
-C'est sûr que ça ne pourrait pas être toi vue la grande gueule que tu as. »

Le groupe rit avant de retourner à des sujets moins frivoles.
« Je pense qu'en même que c'est plus supportable d'être muet que sourd ou aveugle, Ton handicap est moins important pour la vie des jours, tu dois moins te faire assister.
Léna, d'un seul coup, leva la tête, comme électrocutée par ce que venait de dire le garçon aux cheveux bleu. Ce fut les premiers mots qu'elle prononça et ils ne furent pas tendres :
« Je ne vois pas en quoi être muet est moins gênant qu'être sourd ou aveugle. Je ne vois pas en quoi ça gêne moins l'intégration à la société quand tu es muet. Quand tu es muet tu regardes tout le monde avec envie parce que tu les voix tous les jours parler, et que toi quand tu t'exprimes on te regarde comme si tu venais d'une autre planète car la quasi-totalité des personnes ne comprennent pas ce que tu essais de dire ! Donc non, ne vas pas t'imaginer Thomas, qu'il est plus simple d'être muet que sourd ou aveugle C'est trois handicaps sont aussi chiant les uns que les autres ! »
Avant qu'il ne puisse s'excuser ou même répliquer quelque que ce soit, Léna se leva et partit plus loin pour pouvoir cacher son trouble. Les paroles qu'elle venait de prononcer avaient fait remonter des images et des sentiments qu'elle préférait ne pas montrer. Elle posa sa main contre son c½ur et appuya dessus comme pour faire rentrer tout ce qui s'en était échappé et qui étouffait sa gorge la menaçant d'une crise de larmes.
Elle souffla et laissa tomber ses mains le long de son corps. Il fallait qu'elle se reprenne.
À la table, Flore et Tatsumi regardaient Thomas d'un air accusateur. Pendant que Orito ricanait :
« C'est sûr, tu es beaucoup mieux que moi, plein de tact et de délicatesse, je m'incline devant tant de puissance !
-Ferme la ! Comment tu voulais que je devine exactement que c'était un sujet sensible ? »

Thomas commença à se lever pour aller la voir mais Flore le devança et lui fit signe qu'elle gérait l'affaire. Tatsumi jeta un bref regard à l'endroit où se trouvait Léna et Flore et soupira :
« Je crois que Flore nous a dégotté une perle ! On va bien s'amuser !
- On en avait déjà suffisamment avec Thomas... »

Mais le jeune homme n'écoutait de plus, trop pris dans ses penser pour songer à répliquer aux attaques des deux frères Il réfléchissait à ce qui avait pu provoquer ce trouble chez Léna. Il n'y voyait jusque-là aucune raison et c'était là ce qui l'inquiétait.
Pendant ce temps Flores s'était approchée et positionnée à-côté de Léna sans pour autant la toucher. Cette dernière avait la tête légèrement penchée en avant de façon qu'un rideau noir cache son visage. Flore prit une grande inspiration et avala difficilement sa salive. Elle détestait avoir à jouer ce rôle, bien qu'elle soit curieuse de savoir et qu'elle adorait les ragots, le voyait bien que ce n'était pas la même chose ici et qu'elle devait s'engageait dans une voie beaucoup plus sombre et devrait garder surement toutes découvertes qu'elle fera pour elle car cette personne lui confierait un trésor, un petit secret qui serai très important pour elle.
« Léna, t-tu veux en parler ?
- Merci, mais je ne préfère mieux pas. »

En disant ces paroles la jeune fille avait serré les poings. Les sanglots qui lui bloquaient la gorge et la faisait suffoquer étaient sur le point de s'échapper.
Malgré la réponse froide de son amie, Flore ne se découragea pas et commença une discussion qu'avait pour but de la calmer, sur un sujet qui lui sembla moins dangereux.
« T'as remarqué ? y a trois mecs qui nous regardent depuis tout à l'heure..., flore marqua une pause dans sa phrase et soupira, ça fait tellement longtemps que je n'ai pas eu une deuxième personne dans mon lit ! ça commence à me manquer...
- Longtemps ? Pour toi c'est combien de temps, longtemps ?
- un truc dans le genre... deux, trois mois peut-être ? »

Elles rirent timidement. Cette conversation venait de réveiller en Flore ses instincts de curieuse, elle voulait en savoir plus sur Léna.
« Et toi ça fait combien de temps que tu n'as personne ?
- Je crois qu'il n'y en a jam... »

Léna s'interrompit dans sa phrase, une violente douleur à la tête venait de la couper. Elle se replia sur elle-même et prit sa tête entre ses mains. Son corps manifestait son désaccord avec les paroles qu'elle s'apprêtait à prononcer, comme pour lui prouver qu'elle se trompait. Alors qu'elle s'asseyait par terre pour faire passer son trouble, quelque chose venant du confins de sa mémoire refit surface, un souvenir qui apportait une certaine chaleur mais avait aussi un gout amer.
Tu sais très bien que je le fais parce que je t'aime Léna
Léna se figea. Cette voix. Elle la connaissait. Où l'avait-elle entendu ? Impossible de s'en souvenir. Elle s'arrêta attendant la suite, une image qui serait lier à cet évènement. Mais rien ne vint. Alors elle se leva doucement. Pendant ce temps, Flore s'était penchée sur elle et essayait de savoir ce qu'elle avait.
« Léna ? Léna ? Qu'est-ce que tu as ? si j'ai un truc qui fallait pas je m'excuse je ne voulais pas te ... »
Léna la coupa dans sa phrase en se relevant. Elle dit d'une voix froide et décidée :
« Je suis désolée, mais il faut que j'y aille. Sophie et sa grand-mère m'attendent pour faire les papiers. »
Flore tenta de l'arrêter en l'attrapant par le bras, mais Léna le retira aussitôt en la repoussant brutalement, la laissant seule au milieu du parc.

Arrivée chez elle Léna, se posa contre un mur et se laissa tomber. Ici, à l'abri des regards, les larmes commencèrent à couler. Léna appuya sa main contre sa bouche pour étouffer les cris stridents qu'elle poussait. Elle avait mal et ça avait besoin de sortir. Les tremblements qui l'agitaient toujours dans ces moments là arrivèrent et ses pleurs redoublèrent.
Cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas pleuré et cela expliquait peut-être pourquoi elle avait si mal en le faisant. Il y avait longtemps qu'elle n'avait pas eu de crise aussi, mais, cela, elle s'en serait bien passée.
Quand elle n'eut plus rien à pleurer, elle resongea à la phrase : « Tu sais très bien que je le fais parce que je t'aime Léna ». Dans sa tête cet phrase était associée à la voix d'un homme. Pourquoi ce genre de choses arrivaient à un moment de sa vie où elle avait enfin tiré un trait sur ses souvenirs perdus. Mais, surtout, maintenant, elle se demanderai sans cesse qui était cet homme qui l'avait aimé et qu'elle avait peut-être aimé ? Et si elle l'avait croisé, et si elle le connaissait déjà ? L'aurait-elle reconnu ?

Petit Mot de l'auteur : Bon j'espère que vous aurez appréciez ce deuxième chapitre! Je sais qu'il est arrivé en retard mais je n'ai pas eu le temps de l'écrire avant ^^" Je pense que la suite arrivera fin janvier/début février. Je vous souhaite une bonne année 2018 !
L'année perdue : Chapitre 2

Tags : Chapitre 2 - Fiction - Léna - Thomas - Orito - Tatsumi - Flore - Sophie

L'enfant et le dragon : Pourquoi la nuit n'est-elle pas noire ? 16/03/2018

L'enfant et le dragon : Pourquoi la nuit n'est-elle pas noire ?


Dans une grotte, vivait un petit garçon et son ami, un dragon noir avec de magnifiques marques rouges qui lui entouraient ses yeux et longeaient ses flancs. Ce dragon ne pouvait plus chasser car lors d'un combat contre monstre il s'était fait briser une patte et arracher les ailes. Il était devenu un piètre chasseur, et, à vrai dire, il n'aurait pas dû survivre longtemps. C'est à ce moment-là, qu'il avait rencontrait un petit garçon. Ce dernier, avait froid et ne savait pas où aller. Au départ le petit garçon eu peur, et le dragon affaiblit par ses blessures recula lui aussi. Se rendant compte qu'ils avaient tout aussi peur l'un que l'autre, ils décidèrent de s'approcher, lentement pour ne pas s'effrayer. C'est alors qu'une grande amitié naquit. Le dragon apprit la chasse et à reconnaitre les aliments comestibles, au petit garçon, et ce dernier, soignait les blessures de son nouvel ami qui lui cuisait sa viande.

Un jour, le petit garçon s'en alla, comme à son habitude, à la chasse. Le dragon l'attendit toute la journée devant l'entrée de la grotte. Le soir, ne le venant pas revenir, il s'avança devant sortie de leur tanière dans l'espoir de le voir s'approcher avec une énorme prise à la main. Il n'en fut rien. Il attendit encore longtemps, jusqu'à ce qu'il face complètement noir. C'est alors qu'il comprit. Il leva ces grands yeux remplit de tristesse vers le ciel et constata qu'il ne faisait plus tout à fait noir car une étoile l'éclairait. Ils étaient à nouveaux seules, l'un brillait, l'autre pleurait, séparés par une distance bien trop grande pour être parcouru.

Dans un élan de tristesse, le dragon se hissa sur ses pattes arrière, souffla tout le feu qu'il possédait vers le ciel, tant et si bien, que quand il eut fini, ses magnifiques marques rouges avaient disparu, et il était noir comme la nuit. A vraie dire, la nuit n'était plus du tout noire puisque des milliers de petits feus étaient venus rejoindre la première étoile, pour tenir lui compagnie.

Le dragon s'endormit dans le gris pâle de la nuit, sous la surveillance du petit garçon qui souriait en le regardant, entourait de ses nouveaux amis.

--------------------------------------------------

Voilà une petite histoire assez courte que je trouve toute mignonne! J'espère qu'elle vous a plu, n'hésitez pas à me donner votre avis et je vous dit à la prochaine fois ^^

L'enfant et le dragon : Pourquoi la nuit n'est-elle pas noire ?

Tags : One-Shot - conte